Notre voyage en Italie du Sud et en Sicile
du 1er au 14 octobre 2004
Préparation et départ
Après avoir vu le nord de l'Italie et passé une semaine à Rome en 2000, il est temps de passer au sud italien. Nous nous préparons en faisant plusieurs lectures de guides de voyages. Je trouve les "Guides verts Michelin" et la collection "Voir" publiés chez "Libre Expression" sur Naples et sur la Sicile particulièrement intéressant. Texte court bien à point, beau graphisme, belles planches couleurs et beau papier glacé dans les deux cas.
On épluche plusieurs catalogues de grossistes et finalement, surtout à cause des dates qui nous conviennent, on décide pour Solbec... on le regrettera !
Départ de la maison à 13 heures 30 et stationnement à l'aéroport dans la zone EconoPark. 15 minutes d'attente et la navette nous amène vers la zone des départs.
Enregistrement pour Zurich au comptoir Swiss; vite et bien fait. On a aussi la carte d'embarquement pour le vol Zurich-Rome. On quitte à 17 heures 30 dans un Airbus A330.Traversée de l'Atlantique sans aucun problème. Ce qui surprend plutôt avec ce vol c'est que les départs de Montréal se font un peu plus tard et que l'on voit le lever de soleil en arrivant en Irlande. On survole le sud de l'Angleterre, la Normandie, Paris, l'Alsace et l'ouest de la Suisse. Il est 5 heures 35 quand on atteint Zurich dans la noirceur et avec un brouillard à couper au couteau. Dans son approche notre Airbus fait un 360 degrés avant de se remettre dans l'axe de la piste !
Deux temps, trois mouvements et on accroche la correspondance qui part à 7 heures 15 vers Rome. Il fait encore nuit. Après un petit vol d'une heure et demi et après avoir vu le soleil se lever sur les sommets des Alpes on descend vers Rome.
Premier ennui,
on attend assez longtemps avant que notre guide accompagnateur ne récupère ses 30 voyageurs. Une personne du groupe s'en mêle pour faire avancer le processus. Ce n'est quand même pas si sorcier que ça que de se mettre au milieu du groupe et appeler les noms pour savoir si tout le monde est là ! Il est sympa mais semble assez désorganisé...il court un peu partout.Enfin, on part pour Naples.
Monte Cassino
En route, on va visiter le monastère de Monte Cassino. Très impressionnante cette abbaye Bénédictine sur cette haute montagne. Saint Benoît y bâtit la première église et fonde ainsi son ordre en 529. Le site fut détruit à 4 occasions durant son histoire mais il faudra attendre les Anglais et les Américains pour le faire de façon complète, entre octobre 1943 et mai 1944 ! Beaucoup de soldats y sont morts mais en particulier les Polonais dont le cimetière sur le flanc est de la montagne est particulièrement émouvant.
Tout a été reconstruit pierre par pierre et le site abrite les reliques du Saint fondateur et de sa soeur, Sainte Scholastique. Seulement 20 moines résident dans ce très beau et impressionnant sanctuaire. La route qui y mène est spectaculaire et à vous couper le souffle.En redescendant dans la ville de Cassino (environ 40.000 habitants) nous allons au cimetière anglais qui contient un nombre imposant de tombes de soldats canadiens morts en Italie. Beaucoup de ces tombes sont celles des soldats, sous-officiers et officiers du Royal 22e Régiment. Je l'ignorais totalement et c'est avec beaucoup d'émotions que nous avons parcouru ces rangées de croix blanches dans ce très beau cimetière entretenu de façon admirable.
Nous repartons en direction du sud et après 1½ heure de route nous arrivons à Naples et passons sur le bord du Vésuve. Ce soir nous logerons à Castellammare di Stabia au sud du Golfe de Naples et au début
de la presqu'île de Sorrente. la vue du balcon de la chambre est très bien, cependant la fatigue nous gagne et après un petit souper nous allons dormir. le lendemain on se lève tôt car on va à Capri.Capri
Nous partons de bonne heure, avec un soleil resplendissant, sur la route qui longe la presqu'île de Sorrente. A Sorrente nous prenons le bateau avec une petite armée de touristes. La mer est calme et il fait déjà chaud. La vue de Capri, en arrivant dans la Marina Grande (le port principal) est très spectaculaire. On comprend pourquoi les premiers résidents célèbres furent les empereurs romains Tibère et Auguste. Tibère dirigea même son empire à partir de cette île.
Nous commençons la visite par la 2e ville de l'île, Anacapri, que l'on atteint après une montée étourdissante en minibus, tassés comme des sardines ! La vue est fantastique; on découvre toute la presqu'île de Sorrente, le Golfe de Naples mais une petite brume nous cache le Vésuve au loin. La petite ville est agréable dès que l'on quitte la place où arrivent les minibus de touristes.
Les petites rues sont calmes et admirablement propres. Les maisons sont toutes peintes de couleur blanche , sauf quelques unes possédant des couleurs plus criardes, sans aucun mauvais goût pour autant.Le midi, on achète des fruits et un sandwich. On mange sur le banc d'un petit parc près de l'église où se déroule un mariage. On se promène et on découvre un magasin vendant le fameux "limoncello" que nous dégustons pour la première fois. Très bon servi glacé. Nous en rapporterons 2 bouteilles !
Nous redescendons alors, toujours en minibus fou, vers Capri. Après la visite des jardins et une glace dégustée sur la fameuse "Piazetta" de Capri, nous prenons une barque à moteur qui nous amène sur le versant est de l'île pour y découvrir les "Faraglioni", trois rochers sentinelles au large de l'île et diverses grottes dont une où croit le corail rouge qui est protégé. Très beau de voir ce corail rouge vif, presque à fleur d'eau. Autre dégustation de limoncello....
retour en bateau vers Sorrente où on y dîne et retour à l'hôtel assez tard.
La côte amalfitaine
On part de l'hôtel à 8 heures.
Rapidement la route, la nationale 163, accrochée à flanc de montagne, devient très étroite mais le paysage est magnifique. Faisant confiance à notre chauffeur, Nicolas, nous longeons lentement la côte et le spectacle est de plus en plus beau avec cette mer aux multiples teintes de bleu et de vert et tous les petits villages "collés" à la montagne la tête dans les nuages et les pieds dans la mer. Positano, Maiori, Cetara, Amalfi, Minori, autant de villes au nom chantant qui évoque des images de beauté. C'est dimanche et beaucoup de familles font une promenade, aussi le traffic est très dense rendant le stationnement difficile, voire impossible ! On trouve malgré tout un endroit par ci par là pour arrêter, admirer le paysage et prendre des photos. De la route on peut voir aussi les gros paquebots qui passent très près de la côte et qui s'arrêtent, comme nous, pour permettre aux "croisiéristes" d'admirer le paysage.Lunch à Maiori, jolie petite ville qui doit être infernale en pleine saison car remplie d'hôtels et d'appartements le long de sa belle et longue plage. Pour nous, hors saison, on n'est pas bousculé et les gens sont très gentils. On mange dans la cour arrière d'un petit café. Très charmant de déguster du thon sous les vignes qui font parasol sur la salle à manger.
On retourne à Naples car nous allons prendre le ferry de nuit qui va nous amener à Palerme. Arrivés au port nous nous dirigeons vers les quais où sont amarrés les ferries et les paquebots de croisière. Notre bateau est le Tirrenia. Très gros ferry où s'engouffre des dizaines de bus, camions et voitures et plusieurs centaines de passagers. Tout est bien, la cabine est agréable et confortable sans être immense. Nous partons à 21 heures, la mer est calme et la vue de Naples toute illuminée est fantastique.Palerme et Monreale
Arrivée dans le port vers 6 heures 30 après un bonne nuit de sommeil. Beaucoup de monde pour la descente mais le tout est bien ordonné et nous allons prendre un café/croissant à la cafétéria de la gare maritime. Nous faisons un tour rapide de la capitale de la Sicile qui est située au fond d'une baie, entourée de montagnes qui pénètrent dans les terres en formant un demi-cercle, la Conca d'Oro.
Palerme fut fondée par les Phéniciens, conquise par les Romains puis par les Bizantins. Reconquise par les Sarrasins qui, la perde aux mains des Normands. Les Espagnols y restent 300 ans avant de la céder aux Bourbons du royaume de Naples qui furent chassés au 13e siècle ! Les constructions reflètent tous ces styles faisant de Palerme un musée à ciel ouvert où le baroque, plus récent, domine.La cathédrale, de style normand, fut reconstruite au 12e siècle sur le site d'une basilique qui fut transformée en mosquée par les Arabes.
Le Palais des Normands abrite depuis toujours les responsables de la ville. Il date du 11e siècle et fut bâti par les Arabes sur un site romain. A quelques kilomètres de Palerme, Monreale et sa magnifique cathédrale du 12e siècle.
Passé les portes de bronze originales, on pénètre dans la cathédrale et on y découvre les mosaïques, représentant des scènes de l'ancien et du nouveau testament, qui recouvrent les voûtes et les murs de cet édifice.
Il faut s'asseoir pour bien les observer et voir le travail que ceci peut représenter. Dans l'abside un gigantesque Christ "Pantocrator", plus bysantin que catholique. C'est féérique.En après-midi on quitte déjà Palerme et on se dirige vers la côte sud de l'Île.
Agrigente
On traverse l'intérieur de la Sicile et ses terres montagneuses et arides. Certaines scènes du film "Le parrain" nous reviennent à l'esprit, en particulier en passant près de Corleone où nous ne nous arrêtons malheureusement pas.
Départ le matin pour la visite des temples grecs d'Agrigente. Le site est magnifique, entre la mer et la ville médiévale batie à flanc de colline. C'est un des plus beaux sites de temples grecs du 5e siècle av.J-C; c'est sûrement le mieux conservé.
Sur ce site, l'ancienne Akragas fondée en 581 av.J-C, 21 temples furent construits autour de la ville qui, dès 450 av J-C, comptait 200.000 habitants ! Le climat est exceptionnel et déjà les grecs disaient qu'il n'y avait ici que 3 saisons : le printemps, l'été et le printemps. Pas d'automne ni d'hiver; de fait, la seule neige que l'on peut y voir est le tapis blanc des fleurs d'amandiers, en février, qui couvre la région... le reste de l'année l'air est embaumé par les fleurs d'orangers et d'oliviers.Le temple de la Concorde, avec ses 34 colonnes, est le temple dorique le mieux conservé au monde. Les temples d'Héra et d'Héraclès sont moins bien conservés mais on y voit encore très bien certaines colonades et les structures. Le mur d'enceinte, encore très visible, longe les temples et protège le site et la ville des invasions venant de la mer. Les Romains ont conquis la ville en 210 av J-C et la baptisèrent Agrigentum.
La visite de la vallée des temples, le soir, vaut bien le voyage. C'est un spectacle superbe que de voir ces immenses structures, si bien conservées, se détacher dans ciel la nuit.A 10 heures 30, il fait déjà très chaud (nous sommes le 5 octobre) et une "granita di limone" est des plus rafraîchissant.
On reprend la route en direction de Enna, la capitale provinciale située à la plus grande altitude (930 m au-dessus du niveau de la mer) en Italie. On y accède par la petite route qui mène au sommet; on travers Enna Bassa pour monter encore à Enna Alta. Seul le Castello di Lombardia vaut un petit détour. On fait un picnic dans une des cour du château.
Après la redescente vertigineuse on reprend la route vers Giardini Naxos, aux pieds de l'Etna. La route est belle et les champs sont couverts de vignes, d'arbres fruitiers et d'oliviers. Les figuiers de barbarie sont partout et les marchés offrent beaucoup de leurs fruits. Les bougainvilliers recouvrent presque toutes les petites maisons, jusque dans les villes.
L'Etna
Le plus grand volcan d'Europe.
La montée jusqu'au refuge de Sapienza est en soi une merveille. La petite route part du bord de la mer et dès la ville de Zafferana la végétation commence à changer. On passe en quelques minutes de la végétation méditéranéenne avec ses arbres fruitiers, ses oliviers et ses vignes, aux maronniers, aux chataigniers, aux érables, aux sapins, à la toundra avec ses mousses et lichens et au désert de cendres et de scories. La température passe de 25 à 15°C en moins d'une heure !On est dans les nuages et le terrain est lugubre; de la cendre et des coulées de basalte noir figées. Au refuge de Sapienza, à plus de 1800 m d'altitude, il y des boutiques, un resto, des vendeurs du célèbre miel de l'Etna et le téléphérique qui peut vous amener plus haut. A cause du froid et des nuages on n'y va pas. Le coût de l'aller retour est de 23 euros/personne.
Le paysage est lunaire, des montagnes de cendres. On fait le tour à pied du cratère Sylvestre qui a fait éruption en 1996.Il y a un grand nombre de gens qui vivent ici sur les flancs de ce volcan en activité. On ne sait quoi penser, alors qu'ils vivent constament dans le danger d'une irruption. Le soir, de notre chambre d'hôtel à Giardini Naxos, on pouvait voir la coulée de lave d'un rouge orangé qui s'échappe du flanc sud du volcan. C'est beau et en même temps effrayant.
Taormina
La beauté à l'état pur ! Petite ville surplombant la mer Ionienne avec un théatre grec du 3e siècle av.J-C, ouvrant sur un paysage de rêve.
On accède à la ville par un petit bus qui vous y conduit à partir du stationnement au pied de la montagne. On peut également y accéder par un téléphérique. A chaque pas on découvre soit une belle maison, un beau paysage, un coin ombragé où s'arrêter, un petit café invitant. C'est le bonheur. Nous sommes un peu à la fin de la saison, aussi il y a moins de touristes; en pleine saison on nous dit que la ville est littéralement recouverte de visiteurs; c'est la station balnéaire la plus populaire de Sicile. Déjà au 18e siècle beaucoup de personnes très fortunées venaient y passer l'été pour son climat magnifique.Le théatre grec a été reconstruit par les Romains qui ont muré la vue sur l'Etna, laissée libre par les Grecs. On peut y voir des restes originaux des sièges.
Heureusement le mur a été ré-ouvert plus tard. Le théatre, encore utilisé aujourd'hui, pouvait accueillir 5000 personnes. Le Corso Humberto est une magnifique rue remplie de boutiques qui traverse toute la ville; s'y promener est un plaisir. N'oubliez pas d'y acheter les magnifiques fruits en pâte d'amandes, un vrai régal !Au pied de la montagne où se trouve Taormina c'est la belle baie avec Giardini Naxos, centre balnéaire important, avec son petit port et les vestiges de la 1ère colonie grecque qui s'y établi au 7e siècle av J-C. Le site archéologique peut être visité et un musée exhibe de très belles poteries, des amphores et des ancres de bateau. Gratuit pour les 65 ans et plus.
Catane
A cause du "désastre" de la planification du voyage par Solbec, causé par le fait qu'il n'y a pas 20 personnes qui veulent aller aux Iles Éoliennes, nous serions restés 1½ jour autour d'une piscine d'hôtel si nous n'avions pas pris les choses entre nos mains,
le guide de Solbec refusant de s'impliquer; nous n'en sommes pas à notre premier voyage (mais le dernier avec Solbec !) et nous allons voir les gens de l'hôtel et leur demander si on peut organiser une journée à Catane, la 2e ville de Sicile. Chose vite faite, un taxi nous prendra et nous ramènera à l'hôtel à notre convenance.Avec un couple d'ami nous partons pour Catane tôt le matin. Nous descendons la Via Etnea jusqu'à la Piazza del Duomo (Place de la Cathédrale). Très beau et la cathédrale est magnifique. Sur la Place on peut ausi voir la fontaine de l'éléphant, symbole de Catane. Toute la ville a du être reconstruite suite à l'éruption de l'Etna en 1693 qui a détruit la ville complètement.
La cathédrale est de style baroque Sicilien et nous longeons la Via Garibaldi en traversant des petits marchés de quartier où se vendent fruits, légumes, viandes, fromages, souliers, lingerie etc... tout un méli mélo. On se dirige vers le théatre romain. Un peu difficile à trouver car complètement encerclé par les maisons. Horreur ! nous sommes le 7 octobre et il est fermé les 7 et 8 octobre pour entretien...
Qu'à cela ne tienne nous nous dirigeons vers la maison natale de Bellini. Horreur ! la maison est fermée indéfiniment pour rénovations majeures... Et bien ceci fait également partie des voyages. On se promène donc dans cette belle ville et après la visite du Castello Ursino, chateau médiéval de Catane qui a survécu à l'éruption de 1693, nous pouvons admirer et sentir toute la beauté du "mercato della pescheria", le plus grand marché de poissons au monde. C'est splendide de voir toutes ces étales avec des poissons et des fruits de mer presqu'à perte de vue. Ca crie et ca remue, le sang coule par terre. Ca sent la marée et non pas le poisson pourri. On termine par une promenade aux jardins Bellini.
De Messine à Siderno
Le lendemain on arrive à Messine où nous visitons la cathédrale avec sa tour horloge, la plus grande au monde. Un autre modèle de cette horloge existe en France, à Strasbourg. Nous traversons ensuite le détroit de Messine en direction du continent. Le détroit est très beau, la température l'est également. Nous quittons à regret la belle Sicile, l'île magnifique où vivent encore tant de vestiges d'un passé glorieux de plus de 28 siècles !
En face c'est Reggio di Calabria. La traversée est rapide et nous montons dans les rues, à partir du port, pour gagner le centre ville et le Musée national. Très beau musée avec une magnifique collections d'articles en poterie, en bronze ou en métaux précieux des 7e, 6e et 5e siècle av J-C.
On réalise à quel point les Grecs étaient évolués et possédaient une culture splendide. Les deux pièces les plus connues de ce musée sont les 2 guerriers de Riace, statues en bronze de plus de 2m de haut, représentant 2 guerriers grecs datant du 5e siècle av J-C, découvertes au fond de la mer en 1972 et remarquablement conservées. Ce sont en fait les 2 plus beaux et plus grands bronzes grecs de l'antiquité. Leur histoire et leur créateur sont inconnus.On remonte l'autoroute du soleil vers le nord et on découvre la côte violette et ses beaux petits villages de pécheurs. La Calabre est très montagneuse mais plus verte que je ne pensais. Partout la culture des fruits, des olives, des amandes fait de la Calabre une région agricole assez propère. On y cultive à flanc de montagne. On arrive enfin au petit village calabrais de Mammola. Situé sur un rocher ce petit village a vu immigrer à Montréal, depuis 1920, plus de 3500 de ses habitants. Le tour opérateur a organisé une promenade dans le village précédé par un accordéoniste. Sympa, de plus on dîne dans une petite auberge locale. Très bon.
On se dirige ensuite vers Siderno, petite ville sur les bords de la mer Ionienne. Nous avons une belle chambre avec 2 balcons qui donnent sur la mer.
Le lendemain matin on part en excursion à Gerace, village du 11e siècle perché sur un éperon rocheux dominant la plaine et le littoral. On emprunte un petit train pour accéder au sommet du village. De là nous partons à pieds pour en faire la découverte. Plus de 60 églises pour un village de quelques centaines d'habitants ! Sur une petite place, trois églises (la Piazza de tre chiesi...). Il fait assez chaud et le diner dans la petite tratoria du village est des plus rafraichissant.
On redescent ensuite vers le littoral où nous allons déguster des patisseries calabraise et goutons à la "Bergamotta", un digestif local (à la bergamotte évidement...), assez bon.
Paestum
Grosse journée de route aujourd'hui (plus de 400 km). On se dirige vers la Campanie en traversant les monts calabrais de l'Aspromonte et de la Grande Sila.
On traverse aussi la région du Basilicata. On arive enfin dans cette région reconnue pour la "mozarella di buffala"; on voit quelques bufflonnes, chose assez rare malgré tout.Paestum est un des sites archéologique les plus important d'Italie. Découvert en 1750, alors que l'on tentait de construire une route qui traverse encore la région. C'est l'ancienne Poséidonia grecque construite en 600 av J-C.
Le musée a une collection impressionnante de pierres tombales peintes, entre autre la tombe du plongeur, qui représentent des exemples uniques de peinture funéraire. Les ruines sont également impresionnantes. Le long de la Via Sacra se trouvent les temples de Neptune et de Cérès ainsi que la Basilique, ancien temple dédié à Junon. L'état de conservation des édifices est surprenant de fraîcheur.
La nuit est très chaude et on dort les portes grandes ouvertes. Le matin on par tôt pour Pompéi.
Pompéi
Moi qui voulait voir Pompéi depuis des années, je ne suis pas déçu... Cette ville fut détruite par un séisme en 79 apr J-C, et où une éruption du Vésuve enfouit la ville et tous ses habitants sous des mètres de cendres et de pierres. Elle ne fut découverte qu'en 1750, comme Paestum.
L'impression qui se dégage de cette visite n'a rien à voir avec les nombreux sites archéologiques déjà visités. Ici la vie s'est subitement arrêtée, les empreintes des gens qui y ont vécu sont encore présentes, la forme des corps ensevelis est là, des articles courants sont presqu'encore à leur place, des statues sont encore sur leur socle, l'intérieur des maisons est quasiment comme au moment du désastre. On a l'impression que la vie vient de s'arrêter.Autour du forum se dressent toute une série de batiments administratifs, politiques et religieux; c'est le centre de la ville active. Quelques maisons, dont celle des Vettii, ont de très belles décorations murales. Les thermes de Stabies possédaient une section pour les hommes et une autre pour les femmes.
Un brasero en bronze est encore là où il se trouvait lors de l'éruption. Dans les rues les traces des roues des charettes sont encore visibles sur les grosses roches recouvrant les chemins.Au bout de la ville le Vésuve est là. On voit nettement la section du cône qui a explosé et dont la terre, les rochers et les cendres ont recouvert la ville, mettant subitement fin à toute forme de vie.
Le temps passe vite et bientôt nous allons refaire le trajet vers Montréal. Ce sera notre dernier voyage en Italie et nous en garderons un souvenir impérissable.






