Notre carnet de voyage en République Populaire de Chine
(mai 2004)
Les préparatifsPour une telle expédition la préparation exige de bien se renseigner et de lire beaucoup; rien à voir avec une semaine à Varadero !
Tout d'abord, il existe énormément de livres traitant de la Chine, son histoire, sa géographie, sa culture, ses coutumes.
Un très bon guide traitant de tous ces aspects est "Le grand guide de la Chine", publié dans la Bibliothèque du voyageur chez Gallimard. C'est une mini encyclopédie de format "presque poche" sur la Chine avec une foule de renseignements et magnifiquement illustrée.

Le trajet de Montréal à Beijing
Départ de Montréal Trudeau le 10 mai à 7:00 heures vers Chicago O'Hare par Air Canada. Deux petites heures de trajet pour arriver à cet immense aéroport. Trajet en petit train électrique de 3 minutes, sans chauffeur, car les vols intérieurs et extérieurs se font à partir de terminaux différents.
De Chicago vers Tokyo Narita par Japan Air Lines (JAL). Le vol dure 13 heures et considérant la piètre qualité de la classe "économique" du Boeing 747 de JAL, le voyage est assez pénible. L'espace entre les sièges est des plus restreint et ressemble à celui disponible sur Air Transat qui n'est pas reconnu pour la générosité de la gestion des sièges... Toutefois pour un si long voyage c'est assez lamentable en dépis d'un service tout-à-fait adéquat. De plus, je ne comprends pas pourquoi JAL utilise de plus vieux 747 pour ce très long trajet alors que le vol que nous ferons de Hong-Kong à Tokyo est désservi par un 747 beaucoup plus récent... mais pas plus de places entre les sièges. Une attente de plus de trois heures pour le vol vers Beijing dans l'aéroport où, dans cette section de transit, le nombre de boutiques et lieux de rafraîchissement se comptent sur les doigts d'une main.... Toujours par JAL, mais cette fois dans un avion plus confortable, nous arrivons le soir dans la capitale chinoise. Les procédures d'entrée sont assez longues et finalement nous parvenons à sortir de l'aéroport et à respirer un peu d'air frais après plus de 20 heures d'air climatisé et suroxygéné! Ouf ! Après un trajet de 20 minutes nous voici à notre hôtel, le Holiday Inn Temple of Heaven. Les chambres sont très bien et la douche est merveilleuse.
Beijing ou la Capitale du Nord
Beijing, signifiant en Chinois la Capitale du Nord, est aujourd'hui une ville tentaculaire couverte de milliers de hautes tours hlm (20 à 25 étages) et de centaines d'autres plus hautes encore abritant les bureaux, les hôtels et autres entreprises commerciales du monde entier. Des centaines
d'autres sont en cours de construction, ce qui donne à la ville une
impression d'immense chantier de construction... rien pour améliorer
l'air déjà grandement pollué par les 2 millions de
véhicules de tout acabit qui y circulent.Ce premier contact avec la Chine du XXI ème siècle est assez surprenant. Pour ceux qui, comme moi, avaient encore un peu l'idée d'une Chine de petites maisons avec des millions de vélos couvrant les rues, c'est un désanchantement absolu. Les villes chinoises, incluant les "petites cités" de 1 millions d'habitants, sont en train de devenir des mégapoles de béton et de verre sans aucun charme, écrasant littéralement
les vieux quartiers pittoresques, mais insalubres, et
certains des sites historiques qui se trouvent sur leur chemin. On rase tout, 24
heures par jour et 7 jours sur 7, pour construire des tours afin de loger les
populations et les entreprises. On construit des dizaines de kilomètres de
métro et des milliers de kilomètres de routes et d'autoroutes pour
transporter les 1.3 milliard de personnes résidant en Chine. Cette
fièvre de construction est telle qu'elle commence à engendrer, de
plus en plus, une pénurie mondiale de ciment.Beijing n'échappe pas à cette marée de construction car il faut bien loger ses 14,3 millions d'habitants et les nombreuses entreprises étrangères qui y amènent leur know-how et surtout leurs capitaux. Le mot le plus à la mode en Chine ? Joint Venture. Le gouvernement Chinois est partenaire à 50% dans toutes les entreprises étrangères s'installant sur son territoire.
La plupart des grandes villes du monde ont un ou deux grands périphériques permettant au traffic routier de contourner rapidement le centre; Beijing en a 5 ! A toute heure du jour, entre 5 et 22 heures, c'est une congestion totale, le bouchon permanent. Se déplacer sur les routes en ville demande beaucoup de courage et surtout de patience. Traverser une intersection à pied est un exercice de haute voltige car les règles du jeux ne sont pas égales pour les participants: taxis et autobus ne respectent ni les piétons, ni les cyclistes, ni les feux de circulation; les cyclistes respectent tout sauf les piétons... alors si vous êtes parmi ces derniers évitez de traverser la rue ou alors prenez un coin de rue où il y a une grande foule et placez vous parmi celle-ci, vous aurez une chance de voir l'autre côté de la rue vivant !
Mais heureusement Beijing c'est aussi et surtout des gens très aimables (sauf s'ils sont derrière un volant), c'est aussi la Cité interdite, la colline du Charbon, le Palais d'Été, le temple du Ciel et pas très loin les tombeaux des Ming et la muraille de Chine à Badaling.
Les tombeaux des Ming et la Grande Muraille
Pour notre première journée de visite, nous partons le matin vers 8 heures en commençant notre séjour par la visite des Tombeaux des Ming. Après un trajet en autobus dans le traffic matinal nous atteignons la porte principale qui donne accès au dernier tronçon
de la voie impériale menant au tombeau - la Voie des Esprits ou
Shendao. Avec ses statues de chaque côté représentant des
dignitaires civils et militaires ainsi que des animaux stylisés, l'avenue
mène au tombeau de l'empereur Yongle mort vers 1424. Belle avant-midi car
la promenade se fait dans la lumière sublime de ce beau printemps en Chine du
nord.L'édifice principal contient une très belle série d'articles et de vêtements ayant appartenu à cette dynastie. De plus il faut admirer les colonnes faites dans un tronc de séquoïa qui supportent la toiture.

Une fois la visite terminée nous allons voir une fabrique de cloisonnés... et son magazin. Très beau travail fait avec une minutie et une patience sans limite. Dîner sur place.
Après le repas on se dirige vers Badaling. La route est belle et bientôt nous commençons à monter dans les montagnes de la chaîne des Hirondelles qui cèrnent la passe de Badaling. On commence à voir des petits tronçons et de petits fortins de la Grande Muraille. Et là c'est l'émerveillement, elle est là devant nous dans toute sa splendeur.
Après une bonne marche de 10 minutes nous sommes au pied de cette
construction de 10 à 18 m de haut, 6,5 m à sa base, 5,5 m au sommet et
de 5000 km de long ! Pour y entrer vous avez le choix d'aller vers la droite,
où il y a beaucoup de monde mais la montée est relativement douce, ou
vers la gauche où les touristes sont rares mais la montée ardue. On
prend vers la gauche ! On ne réalise pas encore que nos mollets nous feront
encore souffrir 2 jours plus tard. Il s'agit plus d'une escalade que
d'une montée; la pente est raide et les marches d'escalier sont
hautes et inégales.
A
chaque arrêt cependant c'est l'émmerveillent; la vue est
saisissante et on ne peut s'empêcher de penser à ces milliers
d'ouvriers et de soldats qui sont morts içi en construisant la Muraille
ou en la défendant. Au sommet le paysage est à couper le souffle en
voyant la Muraille courir sur le sommet des montagnes et se perdre à
l'infini. Il faut bien redescendre et si la montée est ardue la descente
est périlleuse !Après un petit espresso dans un petit café très sympa au pied de la Muraille on retourne à Beijing émmerveillés par cette première journée.
Le soir nous allons manger du canard laqué dans un très bon restaurant de Beijing. Malgré le service hors-pair je n'apprécie pas tellement ce met, pourtant si fameux, ni le vin blanc chinois, le Greatwall 1999, qui l'accompagne. La traversée de Beijing la nuit est un festival de lumières donné par l'illumination des immenses édifices à l'architecture futuriste. C'est très impressionnant, mais le contraste entre cette section du centre des affaires et les tours hlm en périphérie est étrange.
La Cité interdite
La 2e journée débute encore par un périple dans le traffic matinal de la Capitale. Une fois parvenu sur la Place Tiananmen,
harcelés constament par les vendeurs de cartes
postales, de montres à l'éffigie de Mao, de fausses Rolex à
moins de $10 et autres articles des plus insignifiants, vous pouvez admirer la
Grande Porte qui donne accès à la Cité Interdite par une
série d'autres portes. Leur nombre était en fonction du niveau
social du résident. La Cité, résidence des Empereurs et du
gouvernement de Chine de 1421 à 1911, en compte 5.On pénètre dans la Cité par la Grande Porte, faisant façe au mausolée de Mao Tse Tung de l'autre côté de la Place Tiananmen.
On traverse alors la 2e porte, à mon avis la plus belle, la porte du
Méridien. Cette porte donne sur une immense cour où coule une petite
rivière que l'on traverse par un des 5 ponts de marbre blanc. On arrive
alors à la porte de l'Harmonie suprême qui donne elle aussi sur une
cour pavée où plus de 90.000 personnes peuvent se rassembler. Aucun
arbre dans ces cours pour ne pas porter ombrage à l'Empereur,
lorsqu'il parlait, car les arbres attirent les oiseaux et leurs chants auraient
pu couvrir la voix du "maître"... Au centre de cette cour le plus
grand édifice de la Cité, la salle de l'Harmonie suprême.
C'est l'endroit où trônait l'Empereur et d'où il
dirigeait son empire; son trône est, pour lui et son peuple,
le centre du monde qui est carré, le ciel étant rond.Je m'imbibe de cette beauté des lieux et je suis très ému en pensant aux milliers de personnes qui ont vécu içi dans ces murs en servant leur empereur. Des images du film "Le dernier Empereur" me reviennent à l'esprit et je déambule ainsi dans ces lieux remplis d'histoire pendant 2 heures. Il fait beau et chaud en ce printemps 2004 et toutes les couleurs ressortent splendidement. Le rouge des murs, le doré des tuiles vernies - symbole de l'empereur -, le terra-cotta, les bleus et les dorés des ornements.
Une multitude de bruleurs à parfum en bronze et plus de 800
cuves dorées, servant comme réserve d'eau en cas d'incendie,
couvrent le site. Nous visitons aussi les appartements de l'Impératrice
et des courtisanes. Meubles et bibelots sont encore présents.Juste avant midi on sort de la Cité par la porte du Génie militaire et on escalade, de l'autre côté de la rue, les 60 mètres de la colline du Charbon. La montée est dure pour quelqu'un qui ne serait pas en bonne forme et en plus avec la chaleur du midi on souffle pas mal. Arrivés au sommet de cette colline faite de façon artificielle avec la terre provenant du creusage des douves de la Cité,
la vue sur la Cité et sur Beijing est
splendide. L'effort en valait le coup. Le temple couronnant la collinne ne
contient qu'un Boudha sans grand intérêt. Les touristes,
majoritairement des Chinois, ne montent que pour la vue.L'exercice ça creuse et on découvre la cuisine chinoise dans la cafétaria du musée national de Chine sur la Place Tiananmen. Table circulaire pour 8 ou 10 personnes avec un plateau tournant où viennent s'accumuler une bonne dizaine de plats différents. C'est bon.
L'après-midi nous visitons le palais d'Été.
Fanny, notre guide, nous
fait un très bon récit de la vie de l'Impératrice Cixi,
dernière des impératrices à y avoir résidé. Nous
nous promenons dans tous les édifices et poursuivons notre visite le long de
la Longue Galerie, aux milliers de dessins représentant la mythologie
chinoise, jusqu'au Bateau de marbre où Cixi donnait des fêtes.Le soir, après le dîner, nous allons dans une petite salle écouter quelques airs représentatifs de l'opéra de Pékin.
C'est un peu ardu
à écouter pour nos oreilles occidentales mais les chants et les
chorégraphies ne sont pas dépourvues de charme.Le Temple du Ciel
La 3ème journée à Beijing débute par le maintenant traditionnel rodéo dans le traffic. C'est de la démence.
Nous entrons dans le Parc du Temple du Ciel
où de nombreux résidents de la ville font de l'exercice, de la
danse, du chant, des jeux divers avec balles et raquettes et de la calligraphie
à l'eau sur le trotttoir. La cour du temple est magnifique avec, sur les
édifices, les tuiles vernies bleues, les seules à Beijing.Le Temple de la prière pour les bonnes récoltes -Quinian Dian- est un merveilleux édifice de forme ronde, en bois, construit sur une terrasse de
3
gradins en marbre. Superbe ! En descendant vers la porte est du parc nous
découvrons une longue galerie couverte où des centaines des gens
chantent, jouent divers instruments, dansent et jouent aux cartes. Notre groupe (18
personnes) décide alors de chanter des chansons folkloriques de chez nous.
L'effet est instantané ! Des Chinois viennent écouter, surpris
mais joyeux; ils se mêlent à nous et rient avec nous. Ils applaudissent
à nos chants. Deux vieux danseurs viennent au milieu du groupe pour donner
leur spectacle. Cette chaleur humaine est merveilleuse. Nous nous quittons en
riant.L'après midi on se dirige vers l'aéroport car nous partons déjà, destination Shangaï.
Shanghaï
Vol d'environ 2 heures avec un Airbus 320 de China Eastern. Service à bord très convenable et arrivée sous la pluie.
Si Beijing est la capitale politique, Shanghaï, avec ses 17 millions d'habitants, est la capitale industrielle et commerciale.
Nous avions été surpris et émmerveillés
par les grands édifices et la construction à Beijing... c'est de
la "petite bière" à côté de Shanghaï ! Les
mots me manquent pour décrire cette forêt de béton ! Nous en
avons le souffle coupé malgré la brume et la pluie qui
déferlent sur la ville.La ville a grandi si vite depuis 10 ans que l'ancien aéroport, où nous avons atterri, est presqu'au centre de la ville actuelle. Un nouvel aéroport a été construit à Pudong, la nouvelle zone économique de plus de 45 milliards de dollars, de l'autre côté de la rivière Huangpou face à la "vieille" ville. On a construit plus de 6000 édifices de plus de 10 étages depuis 12 ans et ça continue à un rythme effraîné.
Le soir nous faisons une tournée de la ville en autocar et le
spectacle est magnifique avec tous ces immenses
buildings illuminés. Chacun rivalise d'originalité avec ses toits
immenses sur des édifices de plus de 350 m de haut. On admire, malgré
la pluie, la tour de la télévision de la Perle orientale,
l'hôtel Hyatt avec ses 400 m et ses 1800 chambres. D'un
côté de la rivière, Shanghaï avec ses vieux édifices
sur le Bund et de l'autre Pudong ou la ville américaine comme
l'appellent les Chinois avec ses édifices futuristes.Tout est démesuré; l'un des 4 périphériques est un immense boulevard suspendu de la hauteur d'un édifice
de 8 à 10 étages qui coure au travers des immeubles et est
couvert jour et nuit de milliers de véhicules. Le dessous de cette route est
illuminée en bleu phosphorescent. Vu d'en bas c'est beau et en
même temps c'est presqu'irréel.Le lendemain matin il pleut encore, quelle misère. On commence notre périple par la visite du Temple du Bouddha de Jade. Le temple est très beau et au passage nous pouvons admirer la Audi A6 du Moine en chef qui est une personnalité à Shanghaï ! En fait il y a 2 bouddhas; un de jade, sculpté en Birmanie vers 1880 et
le 2e qui lui est assis et qui fait 1,90 m de haut.
L'odeur de l'encens qui brule en quantité industrielle est
suffocant.Nous nous dirigeons vers le Bund, grand boulevard qui longe la rivière et où se trouve un bon nombre d'anciens édifices occidentaux. Au bout du Bund un parc qui autrefois, à l'entrée, avait une pancarte indiquant "Interdit aux chiens et aux Chinois" ! Plusieurs de nos guides nous ont raconté cette histoire. Un monument a même été installé à cet endroit rappelant aux Chinois de ne jamais oublier cette insulte des Occidentaux. Nous nous promenons ensuite sur la rue de Nankin, artère commerciale réservée aux piétons.
Diner assez bon suivi d'une visite d'une fabrique de cachemire et
surtout de son magasin ! Il y a aussi de très beaux tapis tissés en
soie.L'après midi, visite d'un autre temple, celui de Long Hua Si et les très beaux jardins de la Joie, commandé au XVIe siècle par le Mandarin Yunduan.
Souper dans un immense restaurant, très prîsé des habitants, et où on choisit son poisson, ses crustacés ou ses coquillages parmi 3 à 4 douzaines de bacs et d'aquariums, car toutes ces animaux sont bel et bien vivants. Une personne vous escorte pendant votre choix, elle prend vos choix et les emmènent à la cuisine pendant que vous allez vous assoir en attendant votre repas. On mange très bien et surtout la fraîcheur est garantie !
En soirée nous assistons au spectacle du cirque de Shanghaï. Acrobates, contortionnistes et jongleurs de très haut niveau. La musique et les costumes sont exceptionnels.
La fin du spectacle est démentielle: 4
motocyclistes roulant à tombeaux ouverts dans une sphère de grillage
en métal. Pour moi l'heure et demi que dure le spectacle a passé
comme un éclair.Le matin nous nous levons tôt et allons marcher près de la gare car, plus tard, nous allons prendre le train pour Suzhou. La misère abonde içi avec tous ces gens accroupis le long des vitrines de magasin avec leur baluchon. Ce sont des milliers de gens qui arrivent de la campagne en quête de travail et pour gagner un peu d'argent dans la construction. Ils attendent ainsi qu'une personne vienne les chercher. Combien de temps vont-ils attendre ainsi ? C'est aussi ça la Chine. Le 5 juin 2004, Ferrari a ouvert sa première succursale en Chine, dans cette ville; ils espèrent en vendre 200 la première année à $US 360.000 l'unité.
Suzhou
Ce matin nous prenons le train pour la petite ville de Suzhou, fondée au début du VIe siècle et visité par Marco Polo en 1276. On la nomme la Venise chinoise.
Le
trajet se fait en 45 minutes dans des wagons très confortables et
climatisés. Il est vrai que nous sommes en classe "soft seats"
plutôt que "hard seats" où la majorité des Chinois se
retrouvent.Nous visitons pour commencer un des plus beaux jardins qu'il m'ait été donné de voir: le Jardin de la Politique des Simples. Nom étrange donné par son créateur, un membre de la Cour impériale, et faisant référence à un vieil aphorisme
"Cultiver son jardin pour subvenir à ses besoins journaliers, voilà ce qu'on appelle la politique des simples"Ce jardin n'a cependant rien
à voir avec un petit jardin communautaire,
c'est "simplement" un parc de plus de 5 ha avec un lac, 3 ilôts,
des plans d'eau couverts de lotus, des sentiers ombragés et un jardin de
bonsaïs à faire rêver!Parmi ceux-ci il y a un cognassier de plus de 400 ans. Tous les meubles des édifices du jardin sont en bois de palissandre. C'est tout simplement un enchantement pour les yeux.
Après le dîner nous allons visiter
une usine de fabrication de soie et, vous l'avez deviné... le magasin.
Intéressant malgré l'aspect mercantile. On voit les vers à
soie dévorant les feuilles de mûrier car c'est le début de
la saison où ces derniers mangent le plus. Nous voyons aussi le tri et le
chauffage des cocons dans l'eau chaude où ils sont regroupé par 8
pour tisser un fil de soie qui peut facilement atteindre 1000 m de long ! On
fabrique également des couettes remplies de soie à partir de la soie
des cocons jumeaux, non utilisables pour le tissage. C'est très
léger et apparement très chaud en hiver mais frais en
été.
Le soir
nous nous promenons sur la rue principale de Suzhou. Il fait chaud et la rue est
très animée. De nombreux restaurants, des boutiques de souvenirs, un
ou deux antiquaires, des bars aux demoiselles légèrement vétues
et des magazins de DVD pirates (certains dont les films sont encore à
l'affiche à Montréal) pour quelques dollars.Le lendemain matin il fait un temps splendide et on se promène dans le petit parc près de l'hôtel. Les conducteurs de pousse-pousses tentent d'attraper de petits poissons à la main sans trop de succès.
En route
pour Wuzhen nous traversons le nouveau parc industriel de Suzhou. Une forêt
d'édifices neufs de 10 à 15 étages, presque tous
innoccupés. C'est étrange car de larges boulevards sont construits
et des milliers de gros arbres matures, des camphriers, ont été
récemment plantés le long de ces kilomètres de route où
personne n'habite. Il doit y avoir des pépinières gigantesques
pour produire tant de beaux arbres matures ou alors il y a quelque part une
déforestation énorme. Nous commençons à nous habituer au
gigantisme de la Chine.
Notre guide nous mentionne que depuis 5 ans le prix des appartements dans
cette zone est passé 1500 à 5000 yuans (300 à 1000$) le
m². Les pauvres paysans que l'on arrache de leur petite maison sont
logés dans des hlm minables et reçoivent 300 yuans de compensation par
mois pour pouvoir se reloger. Résultat : ils crèvent de faim et ne
sachant rien faire d'autre que de cultiver la terre ils restent dans leur hlm
à regarder la télé s'ils en ont une. Le nombre de ces
personnes en recherche d'emploi est alarmant.
Après la visite du magnifique jardin de
Liu Yuan avec de merveilleux penjing et des édifices également
meublés de meubles en palissandre, nous allons au petit village de
Wuzhen, que je nomme la Bruges de Chine. On découvre toutes ces
petites maisons sur le bord des canaux : la maison de la scuplture, celle de la
teinture des tissus en imprimé bleu typique de cette ville et celle de la
fabrique d'alcool de riz encore en production. J'en achète une petite
bouteille qui me vaudra toute une bagarre avec les douanes chinoises le
lendemain.Nous reprenons la route à 8 heures vers Shanghaï. Il est étrange de voir dans les campagnes ces autoroutes presque vides de véhicules
mais qui seront utilisées dans les prochaines
années. C'est que le réseau d'autoroutes à 100 km
autour de Shanghaï est déjà en place malgré que
très peu de véhicules l'utilisent. En arrivant dans la banlieue
c'est l'inverse, le traffic est infernal. A l'aéroport mon sac
est fouillé méticuleusement et là un escadron de douaniers me
tombe sur le dos, ils ont trouvé ma petite bouteille d'alcool de riz
achetée la veille. Interdit d'amener ça à bord.
Après de nombreuses discussions à sens unique car je ne parle pas
mandarin et eux l'anglais. Je comprends qu'il me faudra remettre cette
bouteille dans ma valise dans la soute de l'avion... C'est une autre
personne du groupe, dans la même situation, qui a la gentillesse
d'enregistrer dans son sac nos bouteilles qui y sont alors placées. Ouf
!
Xian
Nous prenons l'avion de East China Airways pour Xian. Le vol rencontre de fortes turbulences mais quand même pas de quoi se rendre malade... quoiqu'il règne un épais silence parmi les passagers. Arrivée dans cette charmante "petite ville" de
5 millions d'habitants dans une chaleur
étouffante, il fait 31ºC et c'est très humide. Ici encore la
densité de gens et de véhicules circulant dans les artères est
très forte.Avant d'aller à l'hôtel nous nous arrêtons à la très belle paguode des Oies sauvages. Son style est indien et non chinois et elle est faite de briques en terre cuite. Elle fut construite en 652 sur le lieu même, selon une version des faits, où Bouddha aurait résisté à la tentation de manger de la viande. Une autre version veut que son nom vienne du fait que,
durant une famine à Xian, un troupeau d'oies sauvages se soient
arrêté sur ce lieu pour se faire tuer et permettre aux habitants de
surmonter la famine.Notre hôtel est situé sur la grande Place de la Tour de la Cloche, à côté se trouve la Tour des Tambours. Ces deux édifices immenses sont en bois et furent construits sans un clou. Le soir, c'est illuminé avec goût et c'est magnifique. La soirée est chaude et les trottoirs sont couverts de gens qui se promènent.
Dès le matin la chaleur est forte et on se dirige vers un des hauts lieux de notre visite en Chine : les soldats de terre cuite.
La montée pour accéder aux fosses
où se trouvent les soldats de terre cuite est accomplie sous un
soleil de plomb. Tout le terrain donnant accès aux fosses est en
réfection et des nombreux jeunes arbres viennent d'y être
planté; donc pas d'ombre. Le premier arrêt se fait au cinéma
en 360° où l'histoire de la création et de la
découverte des tombes vous est racontée (en Mandarin seulement),
ça ne fait rien car la fraîcheur de la salle est la bienvenue. Ensuite
nous allons à la fosse no1, la plus grande et celle qui est exploitée
par les archéologues. La grandeur de l'endroit surprend, 3 à 4
terrains de football. Mais la vue des premiers soldats est magnifique et on ne peut
que pousser des oh et des ah tellement c'est beau !
Découvert seulement en 1974, ce site est un ensemble funéraire,
incluant le tombeau du premier empereur de Chine, Quin Shi Huangdi. Dans la fosse
no1 se trouve à peu près 8000 soldats, chevaux et chars en terre cuite
dont la moitié a été reconstitué. Dans chaque fosse, de
2 m de profondeur, des soldats nous font face 4 de front. Leur regard est
presqu'émouvant tellement ils ont l'air vivant malgré que la
lumière et les années aient fait disparaitre leur peinture. Je me
procure un très beau livre souvenir qui est dédicacé par un des
cultivateurs qui a fait la découverte. Il nous regarde et semble
appécier ce petit geste dont il tire ses revenus.
Les fosses
2 et 3 sont beaucoup moins impressionantes mais elles aident à mieux
comprendre la façon dont les fosses ont été construites. La
visite du musée en vaut le coup et nous pouvons admirer le petit char en
bronze avec ses 4 chevaux ainsi que nombre de pièces reliées au
site.En sortant du site, il fait toujours 31°C nous arrêtons voir le Parc des sources thermales...
Le soir dîner spectacle de la dynastie des Tang dans un théatre local. La musique et les artistes sont très bien mais la multitude de costumes rose-bonbon détonne un peu trop à mon goût.
Kunming
Autre vol par China Eastern sans encombre quoique l'atterrissage s'est fait à vitesse grand V, trop selon moi;
à preuve on arrête vraiment en bout de piste
!Il pleut et il fait froid (13°C), alors que 2 heures avant il faisait presque 30. Le guide ne nous impressionne pas; il veut nous faire dîner alors que nous venons de prendre un bon repas dans l'avion. On veut aller à l'hôtel pour se passer un imper ou une "petite laine". On insiste et c'est ce qu'on fait.
La visite débute par l'escalade des 450 marches humides de la Colline de l'Ouest. C'est froid et de plus nous sommes à plus de 2000 m d'altitude. Certains souffrent beaucoup et c'est presqu'aussi dur
que la
montée de la Grande Muraille quoique là on savait à quoi
s'attendre. On grimpe à flanc de colline et on atteint la porte du
dragon. La vue sur Kunming, capitale du Yunnan, est à vous couper le souffle,
de plus le soleil est revenu. On redescend "piano, piano" car ça
glisse.Le soir, on fait une autre bouffe dans un beau resto; c'est pas mal mais je ne me réconcilie pas encore avec le canard laqué qui est toujours aussi mauvais, le poisson est plein d'arrêtes mais le riz est bon...
Le lendemain il fait beau et chaud et nous partons pour un des plus pittoresque endroit de Chine, la Forêt de Pierre. La route est belle et très pittoresque.
On y découvre
beaucoup de charmants villages et les campagnes sont bien cultivées. On y
voit nos premières rizières et les buffles qui labourent. On est
à repiquer les plants de riz.Arrivés sur le site, c'est avant tout la foule qui surprend. En effet c'est un jour férié pour les bouddhistes et la Chine entière est en congé. Imaginez cent fois plus de monde que sur la Place St-Pierre à Rome, mais dans un espace beaucoup plus restreint. Les rochers sont beaux, c'est un spectacle inoubliable. La forme des rochers est surprenante et on se promène, avec un millions de personnes, parmi tous ces rochers aux formes bizarres.
L'après
midi on arrête pour une dégustation de thé. Le thé est
excellent et on apprécie beaucoup le thé rouge et celui, très
typique de la province du Yunnan, qui date de 1985. Selon les experts, ce
thé, comme certains vins, se bonifie en vieillissant. On le nomme la
Merveille de l'Est, ainsi appelé car la Reine Elizabeth II lui avait
donné ce nom après l'avoir gouté.Ce soir, au souper, autre aventure culinaire, je tâte au vin blanc Tibétain. Ce vin est obtenu par le mélange d'un vin blanc de nature inconnue et de vin d'orge, très apprécié au Tibet. En un mot c'est impossible à boire pour nos palais occidentaux.
Guilin
Le vol de 1 heure 30 vers Guilin se fait, une fois de plus, sans incident. A notre arrivée dans cette "petite bourgade campagnarde"
de 400.000 habitants il fait très chaud; on réalise
rapidement que l'on se trouve dans le sud du pays et que le climat est
sub-tropical. Notre gentille guide nous dit qu'il a plu sans arrêt les 4
derniers jours et qu'il y a eu de violents orages. Nous lui amenons le soleil
!Immédiatement on se dirige dans la chaleur moite de la fin de la matinée vers la Colline des Couleurs accumulées.
C'est une montagne en plein centre ville que l'on gravit par ses 400
marches ! C'en est trop pour certains qui resteront aux pieds de la colline. La
montée se fait sans trop de problèmes toutefois mais je transpire
abondament en arrivant au sommet. La vue de la ville et des environs est bien mais
dissimulée quelque peu par cette brume de chaleur. On part à
l`hôtel et une douche rapide est des plus appréciée.
L'après midi on va voir le Rocher de la Trompe
d'éléphant sur la rivière Li Jiang.
On y voit aussi les
premiers cormorans qui se reposent sur leur perchoir avant d'aller pêcher
le soir venu.Nous allons ensuite visiter la grotte de la Flûte de roseau. Belle pause dans cette journée très chaude. La grotte est probablement une des plus belles que nous ayons vue. Les effets sont saisissants et les jeux de lumières sont très beaux. La grotte a plus de 500 m de long et on admire tranquillement les beaux dessins créés par la nature.
Levés à 7 heures nous allons déjeuner et c'est la bagarre pour avoir une table.
Je dois
admettre que collectivement les Chinois ne sont pas les gens les plus polis au monde
et nous devons jouer du coude pour se trouver une place pour manger. Ils ignorent
aussi les lignes d'attente pour se faire servir un oeuf et court-circuitent
allégrement les gens qui attendent pour se faire servir. A les voir on dirait
qu'il n'y aura pas assez de bouffe pour tout le monde ! Peu importe, nous
partons après avoir déjeuné en dépis du rodéo de
la salle à manger.Direction la descente en bateau de la rivière Li (Li Jiang). La promenade au gré de la rivière prendra 3 heures,
sur un bateau très bien organisé pour environ 40
personnes, bar et restaurant sont présents. Mais on n'est pas venu
là pour manger mais pour admirer le paysage et aussitôt partis nous
tombons en admiration pour ces rochers de karst aux formes bizarres. On croise, au
gré des méandres de la rivière, de petits villages, des
pêcheurs, des buffles qui se rafraîchissent et des enfants qui jouent.
Le paysage est sublime et les photographes sont au paradis. Sur le bateau, Michel,
notre accompagnateur, nous fait gouter au vin d'osmanthus,
cet arbre qui couvre la région de Guilin
et qui fleurit en octobre. C'est très très bon et le goût
n'est pas sans rappeler celui du Pineau des Charentes. Les 2 bouteilles sont
rapidement mîses à mal ! Merci Michel pour ce geste si gentil.Arrivés à Yangshuo nous sommes assaillis par des centaines de vendeurs de souvenirs pour touristes. De là nous embarquons dans un petit véhicule, tout ouvert, qui nous emmène dans la campagne, loin des touristes.
On
arrête dans un village et nous découvrons un peu ce qu'est la vie
d'un paysan dans cette région de Chine. Pas de rue pavée, de
l'électricité mais pas d'eau courante. Le travail dans les
champs fait à la main ou avec des buffles. Ils cultivent dans de très
beaux champs bien entretenus des piments, des haricots, des aubergines, du riz ainsi
que des orangers et des mandariniers.
Pas de tracteur et d'équipement motorisé. La vie
pour eux doit être dure. Je pense alors aux milliers de paysans qui,
expropriés de leur terre, vivent dans les grands hlm des villes et je me
demande lequel des deux est le plus heureux. Demain on se lève très
tôt car nous partons déjà vers Canton.Canton
Canton, vieux nom portuguais de la ville, se nomme maintenant Guangzhou. Les Chinois n'aiment pas beaucoup que l'on appelle leur ville Canton.
En ce mois
de mai 2004 il fait une chaleur torride sur les bords de la rivière des
Perles, à 70 km de la mer. Guangzhou fut fondée en 215 avant J.-C. et,
dès le IIIe siècle, plus de 200.000 personnes y habitaient
déjà.Notre visite débute par le temple de la famille Chen.
Bel ensemble d'édifices aux toits surdécorés
et qui est maintenant utilisé comme le musée d'artisanat de la
ville. On peut y voir de très belles sculptures sur ivoire ainsi que de
belles gravures sur bois et sur jade. On poursuit par le temple des Six Banians. Le
banian est un arbre assez court du tronc mais dont la couverture feuillue est
très étendue.Après un dîner servi trop rapidement malgré mes requêtes de ralentissement auprès de la serveuse, nous partons visiter le mémorial de Sun Yatsen.
Il s'agit d'un grand édifice situé dans un parc
devant l'hôtel de ville. A l'intérieur rien, si ce n'est
une très grande salle servant à des cérémonies
publiques. En fin d'après midi nous nous promenons dans la ville couverte
de hlm parmi les plus sordides que nous ayons vu durant notre périple. La
promenade le soir, le long de la rivière des Perles, est assez
agréable avec, une fois encore, tous ces édifices illuminés et
les nombreux bateaux mouche qui circulent sur l'eau. Demain on se lève
à 5 heures 45 pour prendre le train vers Hong Kong.
Hong Kong
A Guangzhou nous prenons le train 811, wagon no3, à destination des Nouveaux territoires et de Kowloon.
Après un peu plus de 2 heures nous arrivons dans la
chaleur humide à la gare de Kowloon. Après notre installation à
l'hôtel nous prenons l'autobus à 2 étages; pas peint en
rouge comme à Londres mais très British malgré tout. Nous
descendons la grande artère commerciale qu'est Nathan Road et nous nous
retrouvons sur la jetée de la Star Ferry. De l'autre côté de
la Baie nous distinguons les très hauts édifices qui découpent
le ciel, c'est Hong Kong. Pour quelques pièces de monnaie nous prenons le
ferry et la traversée nous offre une vue magnifique sur la ville,
ses
gratte-ciels et les montagnes vertes qui forment son décor. On marche plus
d'une heure dans la ville pour y découvrir le quartier des affaires, la
rue des antiquaires, de nombreux marchés à ciel ouvert. Ca grimpe rude
dans les petites rues et c'est pourquoi il y a le plus long escalier roulant au
monde; le matin il descend vers la ville et le soir il remonte vers les quartiers
habités.
Après le
souper et de retour à Kowloon nous allons nous promener dans le "Night
market". C'est une rue qui devient, l'espace d'une nuit, un immense
marché de trucs divers tel linge, jouets, fausses montres de marque, articles
en cuir etc... On retourne à l'hôtel assez fatigués car le
bruit des gens et du traffic est infernal. De plus il fait une chaleur
tropicale.Le matin nous faisons le tour de ville en car. On monte à Victoria Peak après avoir traversé un des quatre tunnels qui traversent la baie. La montée est raide mais la vue est splendide. Lentement on dépasse les sommets des gratte-ciels dont le plus haut a pourtant 88 étages ! Nous admirons le paysage.
Nous descendons ensuite vers Repulse Bay et ses villas pour millionnaires.
C'est, selon notre guide, le Monaco chinois mais sans les casinos car ils sont
interdits en Chine. Les appartements de luxe poussent autour d'une grande plage
dont le sable a été importé de Chine. C'est un endroit de
prédilection pour venir passer un après midi au soleil pour les
résidents de Hong Kong. Nous allons ensuite au port d'Aberdeen où
nous faisons le tour du port en mini sampan. C'est bien.
Tout cela est suivi de la
sempiternelle visite à une fabrique de quelque chose et surtout, vous
l'avez bien compris, son magasin. Cette fois c'est une fabrique de bijoux.
Beaucoup de belles choses à des prix assez élevés, mais de
bonne qualité. Le jeune guide chinois de la fabrique est un Chinois de
Brossard, ayant fréquenté la polyvalente au coin de "Rome et
Milan", dont les parents sont retournés vivre en Chine. Son accent le
trahi et nous rions tous un bon coup.Nous complètons notre périple en Chine l'après midi par un magazinage monstre sur Nathan Road. Il fait tellement chaud qu'à toutes les dix minutes nous entrons dans un magasin, sans se soucier des produits vendus, simplement pour se rafraîchir !
Le lendemain, jour de
départ, nous allons au nouvel aéroport de Hong Kong et nous sommes
stupéfaits de constater le long de l'autoroute qui nous y mène la
quantité de containers présents dans le port. Pendant des
kilomètres nous longeons le port et des containers sont entreposés, 6
de haut, sur des hectares. Le guide nous indique que le port processe annuellement
26 millions de containers ! Shanghaï remplacera d'ici quelques
années Hong Kong pour la manutention de ceux-ci. La Chine nous aura surpris
jusqu'au dernier moment.C'est avec tristesse que nous quittons ce magnifique pays qui nous a donné tant de joie et d'émotion. Impossible pour moi de prédire ce que sera vraiment la Chine de demain mais celle que nous avons pu voir durant ces 18 derniers jours est surprenante et nous a marqué à tout jamais.


